Deuxième workshop de l’année avec une thématique immanquable, la SAQ Genève dont le président est Mario Zanata a rigoureusement rassemblé des participants directement concernés par le Lean Six Sigma. Sous les consignes avisées et professionnelles de Ramona Scotti, Master Black Belt et membre du comité, l’atelier a débuté par les composants essentiels d’une démarche Six Sigma et s’est terminé par un ensemble d’exercices pratiques.

La méthodologie Six Sigma et son panel d’outils

Simple et à la fois complexe, la définition de la méthodologie Six Sigma que propose Ramona Scotti reprend non seulement tout un panel d’outils mais surtout la méthode DMAIC (Définir, Mesurer, Analyser, Innover et Contrôler). Elle va permettre de définir le périmètre du projet, de mesurer la performance, de déterminer l’écart entre la performance réelle et l’objectif, d’identifier ses variables clés à la source des problèmes et de les convertir afin d’obtenir un procédé robuste, stable et pré- visible. Dans le panel d’outils présentés, Ramona Scotti s’attelle à ceux qui sont les plus utilisés : les outils par la méthode DMAIC (SIPOC, Diagramme du processus, Ishikawa, Histogramme, Séries temporelles, Box Plot) mais également aux outils d’analyse statistiques SPC, d’analyse du système de mesure, l’AMDEC et les outils de créativité en groupe.

atelier six sigma

Concepts de la méthode SIX SIGMA

Dans un concept simple, l’objectif du Six Sigma est l’élimination de la variabilité conduisant à des défauts dans les procédés de tout type et atteindre les valeurs cible, pour la satisfaction permanente des clients. Dans un concept complexe elle sert d’appui pour définir la vision et la stratégie de business d’une entreprise. Basé sur le sigma qui est l’écart type d’une distribution normale représenté par la courbe de Gauss, le niveau Sigma est avant tout un indicateur de performance d’un procédé. Il indique la variabilité du procédé par rapport à la valeur cible et aux spécifications du client. Ainsi un procédé 6 Sigma va produire seulement 3,4 ppm et aura une capabilité Cp = 2,0. Ramona Scotti explique qu’avoir un procédé Six Sigma signifie que l’écart entre la moyenne du procédé et la limite basse/haute de la spécification du client est six fois l’écart-type (sigma).

Le Six Sigma en application

Engouement, partage et ludisme étaient au rendez-vous lors de l’exercice pratique, qui consistait à reprendre la démarche pour analyser un problème de variabilité d’un procédé. Trois équipes avait pour objectif de réduire la variabilité d’un même procédé afin de le rendre robuste et de fournir au client une valeur la plus étroite dans un délai défini et aux moindres coûts. Travail de groupe, application des outils et tests ont permis aux participants de pratiquer la méthode et de partager les expériences et les enseignements.